dimanche 25 novembre 2007

Mon blog "Stratégie Systémique" est transféré sur WordPress

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A très bientôt sur le blog d'Alexandre Delivré

lundi 19 novembre 2007

Techniques pour encourager son entourage à agir


Comment motiver ses collaborateurs et agir en leader? Comment redonner de la force à son entourage? Comment communiquer avec ses amis ou dans un couple afin de construire des relations saines et pleines de confiance?
Tous ces points reposent sur une même dynamique des relations humaines.

Car dans une société, rien ne se construit en travaillant seul
.

La relation et les échanges réciproques sont indispensables. C'est ce que l'on appelle un système, un système qui ne peut survivre que si la dynamique entre ses composants (nous) est forte.

Ces échanges font que nous sommes plus fort individuellement, et que notre travail est plus efficace (dans la vie professionnelle et également personnelle). Alors comment construire cette relation saine et constructive?

  • Identifiez vos objectifs à vous. C'est la première chose à faire. Que voulez-vous? Pouvez-vous y arriver plus facilement en demandant moins de participation et d'aide de la part de votre entourage? Ce sera rare, mais si c'est le cas n'hésitez pas à tout faire seul, c'est la meilleure chose à faire. Une relation n'est jamais simple à gérer, car il n'y aura pas que vous et vos désirs, il y aura les leurs...
  • Restez toujours concentré sur votre ligne directrice. Cela vous permettra d'être toujours souple dans vos relations tout en vous dirigeant continuellement vers votre but. Cela vous permettra de toujours garder votre avenir entre vos mains, et en même temps trouver des solutions efficaces pour aider votre entourage à agir.
  • Trouvez ensuite les désirs de votre entourage. Déjà qu'identifier ses propres désirs n'est pas simple, alors pour les autres c'est encore pire. Je ne vous le cache pas c'est de très loin l'étape la plus délicate à effectuer. Si vous y arrivez, vous avez fait 99% du travail, félicitation. Pour vous aider à trouver le point de vue de l'autre et ses désirs, ce qui intéresse les gens en général c'est: le succès, l'admiration, le respect, la notoriété, les relations sociales, l'amour, la famille, et les plaisirs physiques divers. En fait, si vous observez bien les gens, tout tourne autour de juste ceci: être entouré, être bien et protégé, pouvoir découvrir des nouvelles choses et être confiant dans l'avenir. Donc il faut également apprendre à bien écouter son entourage, savoir décoder leur objectifs. A vous de jouer.
  • Révélez à la conscience de votre entourage en quoi il peuvent vous aider et du même coup atteindre leurs propres objectifs. Mâchez leur tout le travail d'imagination. Ce sera plus simple pour eux et du coup plus simple pour vous. Vous voulez qu'un projet soit accepté afin de transformer la dynamique de votre entreprise? Trouvez en quoi ce sera intéressant pour vos collaborateurs, et dites-leur. Aussi par exemple, dans une relation de couple, vous signifiez toujours directement ou indirectement à quel point il est intéressant pour votre compagne ou compagnon de rester avec vous. Vous cherchez ce qu'elle ou il peut vouloir et désirer et vous lui montrez qu'avec vous, c'est possible (une personne qui se moque des désirs de l'autre ne fait pas long feu). Aussi rappellez-vous que quand vous parlez des bénéfices que quelqu'un peut retirer d'une action, il vaut mieux utiliser des termes positifs et actifs, ce qui stimule l'imagination et la vue d'un objectif concret ("Vous serez plus détendus après vos heures de bureau"; "Vous serez admiré par toute notre région pour cette initiative" etc.) Et surtout, dites-leur comment ils peuvent procéder exactement, en prenant soin de les amener à cette conclusion petit à petit dans la conversation (le mieux étant qu'ils devinent le moyen d'agir par eux-même, avec vous pour les guider, car cela réduit les résistances et leur donne plus d'esprit d'autonomie).
  • Soyez vous-même enthousiaste. La motivation est communicative. Les humains sont de grands imitateurs (rappellez-vous quand une foule s'est attroupée devant quelque chose, cela n'a pas éveillé votre curiosité?), et si ça intéresse quelqu'un (vous) et qu'il le montre, vous avez de fortes chances de transmettre votre intérêt.
  • Manifestez de l'intérêt pour votre entourage. Vous êtes bien présent et vous voulez continuer la relation, pour construire quelque chose de grand et d'important. Faite savoir que vous êtes et serez toujours là, montrez-le. Manifester son intérêt peut se limiter à un simple coup de fil chaleureux ("Salut Pierre, comment tu vas aujourd'hui? Et le match de ton fils alors?"). Cette étape souligne bien à tout le monde qu'il y a une relation et des échanges: une véritable équipe.
  • Mettez en valeur, félicitez, récompensez. Ces actions poussent les gens à se dépasser. "-Alexandre, je n'y arriverai jamais, je n'en suis pas capable". "-Tu sais Pierre, je te connais depuis un petit moment, et je sais que tu vas y arriver, pour l'instant tu n'as juste pas trouvé comment faire". C'est tout bête mais ça a un effet considérable. Pour les récompense, je ne pense pas à l'argent ou à tout autre objet matériel, préférez le respect et l'admiration exprimée par oral, ou mieux, par écrit.
  • Admettez rapidement vos erreurs et freinez aux maximum vos critiques. Pensez à être constructif, c'est votre priorité, vous le faites pour eux et également pour vous. "Catherine tu n'as pas fait le travail que je t'avais demandé, mais peut-être que tu étais débordée hier. Je sais que tu es soucieuse de ton travail et de te perfectionner, et que tu fera de ton mieux pour que tout soit fini à temps. Je compte sur toi Catherine et je suis convaincu que t'y arrivera. Si tu as besoin de quelque chose demande le moi sans hésiter".

Je vais ajouter un mot sur la gestion du stress.
Une relation est synonyme d'incertitude sur les actions de l'autre et donc de stress personnel. C'est normal.
Vous pouvez gérer au mieux vos émotions en vous disant qu'un peu de stress est stimulant pour les idées, mais que la vraie panique vous fera faire n'importe quoi sans avoir aucune stratégie d'action.
Dites-vous bien que l'incertitude est inévitable et que si il faut corriger une trajectoire, tout reposera sur le plus apte à prendre des décision. Il vaut alors mieux que se soit vous.
Imaginez-vous en train de trouver à chaque fois des solutions en ayant tout votre potentiel et tout votre esprit. Pour aller vers un but, il faut le viser et être positif. Sinon vous êtes fichu. Et votre esprit doit savoir ça à chaque instant.


Maintenant, vous arriverez à motiver votre entourage et à construire vos projets. Vous allez y arrivez car vous avez une méthode, et que vous vous exercerez à réussir et à stimuler les autres.

Et vos désirs et ceux de votre entourage deviendront une réalité.

mardi 13 novembre 2007

Comment plaire dans les premières secondes ?


Quand vous rencontrez quelqu'un, il ne lui lui faut que quelques secondes pour se faire une première impression.

Et c'est souvent un processus inconscient. Vous pouvez vous arranger pour qu'elle soit la meilleure possible. Cela pourra vous être utile pour vous faire de nouveaux amis, de nouvelles relations, et aussi pour plaire à de nouveaux clients.

Je vais être bref sur ces attitudes de premier contact, mais il ne faut pas négliger ces étapes, elles sont très importantes. Toute la suite de votre relation s'appuiera sur cette première impression, surtout si cette première prise de contact est brève (en "coup de vent" comme on dit).

  • Votre ouverture. Il est préférable d'avoir le corps "ouvert", avoir les bras le long de votre corps, les poings non serrés, et non pas les bras croisés ou derrière le dos ou encore devant votre corps. Si il ne fait pas moins 4 degrés dehors, déboutonnez légèrement votre veste ou votre manteau pour mieux vous exposer à l'autre. L'impact inconscient de cette manière de se tenir sur la personne d'en face est beaucoup plus important qu'on ne le pense.
  • Votre regard. Il faut que vous établissiez un contact visuel le plus rapidement possible. Soyez le premier ou la première à établir ce contact, en regardant cette nouvelle connaissance droit dans les yeux. Si, comme beaucoup, vous n'arrivez pas à soutenir un regard, regardez à la racine de son nez, personne ne verra la différence (sauf vous) et l'impact sera tout aussi positif. Vous pouvez vous entraîner en cherchant la couleur des yeux de chaque personne que vous rencontrez, ou que vous voyez à la télévision ou dans un magasine.
  • Votre sourire. Il doit être associé à votre regard. Vous devez être souriant et rayonner vers votre nouveau contact. Bien sûr vous n'êtes pas obligé d'en faire trop, un petit sourire sincère fait toujours plaisir à celui qui le reçoit (imaginez à chaque fois que votre nouvelle rencontre va vous apporter des tas de choses enrichissantes, et vous deviendrez radieux, ou radieuse, automatiquement).
  • Votre présentation. Essayez de toujours utiliser une tonalité agréable et attentionnée pour dire bonjour, bonsoir ou encore salut. Vous pouvez vous présenter juste derrière: "Bonjour Madame, je m'appelle Alexandre Delivré". Tendez la main à votre interlocuteur dans le même temps. Votre poignée de main doit être à la fois ferme, respectueuse, et pleine de bonne humeur. Une poignée de main pleine de bonne humeur ne veut strictement rien dire je vous l'accorde, mais l'image est parlante et je pense que vous m'avez compris. Si vous ne pouvez pas serrer la main à la personne, faites votre présentation comme si vous lui serriez la main en pensée, inconsciemment vous serez plus proche d'elle. Ensuite, si la personne vous donne son nom, répétez-le dans votre deuxième phrase: "Annie, enchanté, je suis ravi de vous rencontrer Annie". Vous ne pouvez pas imaginer à quel point les gens aiment que l'on prononce leur prénom et leur nom (correctement bien sûr). De plus, cela vous permettra de mieux le retenir et de l'associer à son visage, ce qui ne peut qu'être bon pour vous dans la suite de vos échanges.
N'oubliez pas que toutes ces étapes se font en même temps, et que vous devez prendre les devants dans cette prise de contact.

Si ces méthodes vous intéressent et que vous pensez qu'elles vous serviront, n'hésitez pas à vous entraîner avec des proches.

Vous pourrez alors faire à chaque fois une très bonne première impression, rien qu'avec votre attitude!

samedi 10 novembre 2007

10 citations pour obtenir le meilleur de vous-même


"Nos doutes sont des traîtres,
Et nous privent de ce que nous pourrions souvent gagner de bon,
Parce que nous avons peur d'essayer" (Shakespeare)

"Le bon bois ne pousse pas dans la facilité ; plus le vent souffle fort, plus l'arbre est robuste" (Willard Marriott)

"Ne cherchez pas la faute, cherchez le remède" (Henry Ford)

"Ils peuvent parce qu'ils croient pouvoir" (Virgile)

"Il y a dans la vie quelque chose de curieux : quand on refuse tout le reste, on obtient souvent ce que l'existence à de meilleur à donner" (Somerset Maugham)

"Il n'y a qu'une seule réussite : arriver à vivre sa vie comme on l'entend" (Chrisopher Morley)

"Là où il n'y a pas de vision, les gens périssent" (Proverbes 29-18. La Bible)

"Tu peux rester immobile dans le courant d'une rivière, mais pas dans le monde des hommes" (Proverbe Japonais)

"Si tu fais ce que tu as toujours fait, tu obtiendras ce que tu as toujours obtenu" (Anonyme)

"Si un homme n'a pas découvert ce pour quoi il serait prêt à mourir, il n'est pas fait pour vivre" (Martin Luther King)

N'hésitez pas à donner les citations que vous aimez!

mardi 6 novembre 2007

Comment se motiver ?


Comment arriver à se motiver, à se lancer dans une action avec entrain?

Il est parfois difficile de trouver l'énergie nécessaire pour effectuer un travail ou une action quelconque. Il existe une méthode permettant d'augmenter sa motivation, en très peu de temps et dans tous les contextes.

Cette méthode je vais vous la donner ici.


Notre comportement: un héritage de nos ancêtres

Tout d'abord, je veux vous préciser un détail important sur notre comportement, car cette connaissance permet de mieux comprendre notre tendance à être démotivé par certaines actions.

Les êtres vivants sont des économes d'énergie, dans tous les cas. Ce qui n'est pas nécessaire, le vivant ne le fait pas. Certains d'entre vous auront peut être des contre-exemples en tête, mais d'une manière générale, les espèces qui ont survécues et qui survivent sont celles qui sont les moins gourmandes en énergie.

L'espèce humaine n'échappe pas à la règle. Les premiers Hommes, nos ancêtres à tous donc, étaient de profond paresseux. Dans le sens où ils n'entreprenaient pas des actions totalement inutiles.
Si un humain savait qu'il pouvait trouver du gibier à chasser derrière la colline en partant de sa grotte, alors il s'y rendra par le chemin le plus court.
Il ne s'amusera pas à prendre un gigantesque détour qui passe par la forêt, descend dans la rivière puis revient en arrière, pour ensuite faire le tour de la colline deux fois et enfin arriver sur le lieu de la nourriture.
Non. Les humains sont économes et ils prennent le chemin le plus direct et facile, car c'est le minimum nécessaire à entreprendre pour atteindre son but.

Et c'est dans ce contextes d'économie que notre cerveau joue un rôle primordial. Il fait des simulations, en étudiant l'ensemble des possibilités pour atteindre un but, et choisi la solution la moins coûteuse. Et c'est là que la sensation de motivation apparaît: quand on sait que le bénéfice est grand (objectif, but) pour un investissement et un effort minimal (chemin, moyen pour y arriver).


La méthode

Et c'est avec cette connaissance que vous pouvez agir sur vos pensées et votre façon de vous motiver.

Si vous devez effectuer un travail plutôt pénible, et que vous n'êtes absolument pas motivé pour le faire, essayez ceci:
  • Analysez rapidement l'ensemble des moyens pour obtenir le même résultat mais avec moins d'efforts. Si vous en trouvez un, mettez le en pratique, votre motivation sera bien présente. Mais le plus souvent il n'y en a pas. Le but est de savoir qu'il n'y a pas de moyens d'échapper facilement au problème. Et votre cerveau le saura.
  • Voyez tout ce que votre travail peut vous apporter, même de manière très indirecte. Vous connaissez mieux que personne ce qui vous plaît: que les gens vous félicitent, avoir des connaissances et une expérience uniques, un défi important à relever etc. Imaginez comment ce travail vous apportera ces éléments gratifiants pour vous.
  • Maintenant imaginez bien la scène une fois le travail terminé: vous obtenez des félicitations de personnes que vous respectez par exemple. Cette scène doit être vivante, avec des images en couleur, des sons, des odeurs et des sensations intérieures de plaisir.
  • Enfin, imaginez vous en train d'effectuer votre travail, et d'obtenir le résultat décrit dans le point précédent. C'est l'association de l'action et du résultat motivant. Pour votre cerveau, l'action que vous allez effectuer vaut le coup, puisqu'elle est la plus simple que l'on puisse trouver sans réfléchir 10 années d'affilées, et qu'elle permet d'obtenir un résultat plutôt gratifiant. Votre motivation sera normalement de plus en plus grande.
Ces points vous aideront à effectuer un travail peu motivant au premier abord.

De la même manière, si vous désirez vous améliorer dans un domaine (au point de vue caractère, compétences personnelles etc.), effectuez la même méthode pour vous motiver à passer à l'acte.
  • Voyez si la manière de procéder est une des plus pratiques que vous connaissez, ou que vous pourrez connaître (n'oubliez pas, chercher une autre solution plus simple pendant 5 ans n'est pas une solution plus simple justement).
  • Voyez ce que cela peut vous apporter qui vous plaît: du succès, de l'aisance, des relations, de la confiance en soi etc.
  • Imaginez le résultats que vous voulez atteindre avec une scène bien vivante: en couleur, avec des sons, des odeurs et des sensations. Avec vous en train de vivre cette scène de l'intérieur (vous êtes dans votre corps, et vous ressentez le plaisir de vivre cette scène).
  • Associez cette scène avec la démarche que vous devez entreprendre pour vous améliorer, en sachant que vous obtiendrez le résultat imaginé dans le point précédent en faisant le travail nécessaire.
Par exemple si vous voulez mieux communiquer avec les autres, vous avez imaginé une scène où on vous aime et on cherche votre compagnie, car vous savez vous faire apprécier. Cette scène est bien réelle et beaucoup de personnes sont à vos côtés et vous aiment profondément. Et ils vous le disent! Vous associez alors cette scène avec l'image de vous en train de travailler votre manière de communiquer, de lire des livres sur le sujet, de poser des questions, de vous entraîner dans des cas réels avec des inconnus, ou avec des connaissances avec qui vous aimeriez avoir plus d'affinité etc. Votre motivation sera là, car vous savez que ce travail personnel amènera à la scène que vous avez imaginé.

Si vous aboutissez à des échecs dans votre travail personnel, refaites toute la méthode précédente en vous disant que cet échec vous à appris à vous rapprocher encore plus de la scène motivante que vous vous êtes imaginé. Voyez vous en train de vous corriger, et d'atteindre votre objectif en vous remettant à l'oeuvre dés maintenant.

De la même manière si le temps vous paraît long car les résultats se font attendre, refaites toute la méthode de motivation pour redonner du concret à votre travail personnel.


Conclusion

Notre cerveau marche à la carotte et est plutôt paresseux, ne l'oubliez pas. De manière systémique, c'est votre environnement mental qui doit être modifié avec stratégie, et alors vous pourrez transformer le réalité qui vous entoure.

En "vous parlant à vous même" de cette manière et en vous représentant concrètement les choses, vous pouvez vous motiver quasiment à volonté
.

Bonne réussite à vous tous!

Voir aussi: "Comment motiver son enfant à travailler"

lundi 29 octobre 2007

L'Ecole des Systémiciens: Introduction à la systémique


"-Il existe une approche assez surprenante pour ceux qui ne la connaissent pas. Il s'agit d'une approche qui permet d'aborder avec une seule et même science les comportements humains, l'entreprise, l'économie, les écosystèmes ou encore les organismes biologiques et les cellules, entre beaucoup d'autres. Elle permet d'organiser les connaissances et d'être efficace dans la concrétisation de ses projets."

"-Je vous souhaite la bienvenue à vous toutes et à vous tous.
Vous êtes réunis ici dans cette formation pour étudier cette science, appelée couramment l'approche systémique. Le terme de stratégie systémique sera employé ensuite plus loin dans votre enseignement, car cette dernière méthode utilise une version poussée de l'approche systémique opérationnelle, reposant sur la notion de processus en interaction, appelés Processus CET ou encore Processeurs CET. Nous verrons tous ses apports particulièrement intéressants dans la suite votre formation."

"-D'après la définition la plus courante, un système est un ensemble d'éléments en interaction. Mais cette définition est malheureusement trop générale pour évoquer quelque chose d'utile. Ce qui traduit bien la difficulté que l'on a d'encadrer la systémique dans une définition basique, car elle est avant tout une méthode adaptable aux différents contextes que l'on veut étudier.

Pour information, voici les autres définitions qui sont utilisées:

-Pour de Saussure, un système est "une totalité organisée, faite d'éléments solidaires ne pouvant être définis que les uns par rapport aux autres en fonction de leur place dans cette totalité".
-Pour Von Bertalanffy, c'est "un ensemble d'unité en interactions mutuelles."
-Pour J. Ladrière, c'est "un objet complexe, formé de composants distincts reliés entre eux par un certain nombre de relations."
-Pour E. Morin, c'est "une unité globale organisée d'interrelations entre éléments, actions ou individus."

Je me suis alors demandé si il pouvait exister un élément qui n'appartenait pas à la science des systèmes. Et là, comme pour me répondre, le professeur a ajouté: "Seul un élément totalement isolé n'aurait pas besoin d'être étudié avec la systémique, mais retenez bien ceci: cela n'arrivera jamais. Et pourquoi me diriez vous? Réfléchissez, et donnez moi les réponses qui vous paraissent censées."
J'ai donc pris une minute pour raisonner un peu, et deux réponses me sont venues à l'esprit, et je dois vous avouer que j'étais plutôt fier de ma seconde idée. J'ai alors répondu:
"Premièrement voir un élément, une action ou un individu totalement isolé est une vue de l'esprit, elle permet de simplifier leur étude, mais il ne faut jamais oublier que ce n'est qu'une simplification en décalage avec la réalité. Deuxièmement je pense qu'étudier un élément, une action ou un individu est déjà une interaction avec lui ou elle, qu'il faut prendre en compte de manière systémique. C'est ce que l'on pourrait appeler le rôle de l'observateur en science pure, ou le rôle que l'on a par exemple lorsque l'on pose une question à quelqu'un, on influence sa réponse car notre communication ne peut pas avoir un effet neutre sur cet individu."


"-En effet, l'école de Palo Alto a souligné ce phénomène en psychologie et en communication. Elle utilisait très essentiellement la systémique.
Les deux réponses que vous avez donnés sont exactes et vont nous permettre de rentrer dans le vif du sujet, euh...Monsieur, vous vous appelez?"

"-Delivré, Alexandre Delivré."

mardi 23 octobre 2007

Comment motiver son enfant à travailler ?


Que votre fille ou votre fils soit à l'école primaire, au collège ou au lycée, il peut arriver qu'elle ou il soit peu motivé par le travail, soit démotivé par l'école et ce qu'il y apprend.

J'aborderai ici quelques principes de base qui vous serviront, vous, parents ou futurs parents, à remotiver votre enfant et peut être lui donner goût au travail.


1/ La relation systémique

Je pense qu'il faut commencer par ce point important, votre enfant n'est pas isolé. Vous l'éduquez, votre conjoint aussi, vous avez des interactions avec votre fille ou votre fils. Mais vous n'êtes pas seuls. Votre enfant voit aussi un instituteur ou des professeurs, qu'il apprécie plus ou moins bien d'ailleurs. Et il a des copains et des copines qui ont également des interactions avec lui. Tout cet environnement social l'influence, qu'il s'en aperçoive ou non.

D'où ce principe: que sa volonté de travailler vienne de lui, et non pas des autres. C'est plutôt dur à admettre mais vous ne pourrez jamais contrôler tout l'environnement de votre enfant, c'est quasiment impossible et surtout cela ne se pourrait qu'à très court terme. Il aura des professeurs plutôt irritants et peu intéressants, il pourra côtoyer des camarades avec des "facilités" comme on dit et qui ne travaillent presque jamais et pourtant s'en sortent...

De ce fait, il vaut mieux que votre enfant ne soit que très peu influencé par ces circonstances extérieures. Il faut que tout vienne de lui. Mais comment? Comment vous pouvez faire?


2/ L'éducation par une méthode

Vous, personnellement, êtes-vous motivé quand vous êtes au travail ou que vous devez faire une corvée à la maison, et que vous savez que vous pourriez faire des choses plus intéressantes et qui serviraient plus vos projets personnels? Normalement non.
Pour votre enfant c'est la même chose. Surtout si vous l'obligez à travailler alors qu'il pense que cela ne lui sert pas à grand chose ou qu'il préfère faire des activités avec un bénéfice plus concret.

Beaucoup pensent qu'il faut forcer leur enfant à travailler et qu'il y prendra goût de lui même plus tard, mais c'est une erreur. Justement c'est en le forçant que vous lui enlevez tout le mérite personnel de se mettre au travail. Il ne le fait pas pour lui, il le fait pour vous. Et question plaisir personnel, motivation, mérite et même entente dans la famille ce n'est pas le meilleur.

Vos soucis envers son avenir ne sont souvent pas les siens malheureusement. Il faut communiquer avec lui de sorte qu'il comprenne et ressente ce que vous lui dites. Il faut créer chez lui une envie de travailler, car il saura que ça lui apportera quelque chose. Et votre rôle, c'est d'amorcer cette envie... Et franchement, quoi de mieux qu'une éducation qui le rende autonome?

Mais des exemples valent mieux que la théorie pour exécuter ce concept.


3/ Exemples

  • Parlez son langage, de ses centres d'intérêts. Si il s'intéresse aux jeux-vidéos, il faut lui demander des choses précises sur ses jeux favoris, et voir où sa logique ou son raisonnement peuvent être sollicités. Ensuite il faut lui souligner que ce qu'il apprend dans telle ou telle matière peut lui servir à être plus malin et développer ses capacités. Si elle ou il s'intéresse au membres du sexe opposé, servez-vous en, dites à votre enfant (ou adolescent dans ce cas là) qu'il peut devenir quelqu'un d'admiré et plus malin que les autres en parlant mieux, en ayant des connaissances permettant d'engager des conversation sur n'importe quoi et intéresser le jeune homme ou la jeune fille etc. De préférence, parlez d'objectifs concrets pour lui, et modérez les "travailles pour que tu ais un bon travail plus tard", qui sont dans leur tête à milles années lumières de leurs préoccupations actuelles.
  • Si il a tendance à s'opposer à tout ce que vous dites, soit, servez-vous en. Et dites lui que vous doutez qu'il puisse arriver à travailler tout seul et de façon autonome pendant une semaine, car vous êtes sûr qu'il n'est pas encore assez mûr pour cela. Il s'opposera très certainement à vous, et voudra vous prouver le contraire.
  • Mettez les choses au clair dans son esprit. Votre souci principal est qu'il n'y arrive pas dans la vie et qu'il échoue dans les études. Dites le lui. Ensuite demandez lui si il préfère que l'on le "pousse" un peu de temps en temps parce qu'il ne se sent pas encore assez mûr, ou que l'on lui fasse confiance pendant trois semaines et qu'il nous montrera ce dont il est capable seul. Cette méthode a le mérite de l'obliger à choisir: soit il accepte que vous le poussiez un peu de temps en temps quand c'est nécessaire, soit il affirme être autonome et vous le prouver. Dans les 2 cas, il ne pourra plus vous reprocher votre attitude puisque ce sera lui qui l'aura choisie. Et si il s'avère qu'il n'est pas autonome pendant les trois semaines car il n'a pas progressé, alors votre intervention sera justifiée et il le sait, car il aura pris cette résolution tout seul.
  • Il sait qu'il faut qu'il travaille pour réussir, et lui laisser le choix dans sa manière d'opérer pour travailler lui enlève une bonne part de dégoût pour l'effort. Vous pouvez lui suggérer que si il trouve une méthode de travail efficace qui lui est propre, il gagnera du temps pour faire d'autres activités et du même coup sera plus performant à l'école et dans ses études. Il aura alors moins de retard et de travail à faire pour rattraper ce qu'il ne fait pas maintenant. Faites lui imaginer le plaisir d'avoir une méthode de travail qui lui permette d'économiser du temps et des efforts pour faire ce qu'il désire. Les gens fonctionnent au plaisir ne l'oubliez pas. Et il faut que dans son esprit, aucune autre manière d'agir ne soit plus intéressante que de trouver une méthode efficace, maintenant.
  • Encouragez tout progrès, surtout dans sa méthode de raisonnement. Si une de ses copies de math n'est pas terrible, demandez lui comment il a raisonné. Si la méthode est bonne et qu'il y a eu juste des erreurs "d'inattentions" comme on dit, félicitez le pour sa manière de raisonner qui est très bonne. Ensuite dite lui que son prof ou instit ne peut pas savoir si il a bien raisonné, et qu'il note le résultat final. Demandez lui si il sait comment faire pour que ces fautes d'inattentions ne se reproduisent plus. Si il trouve tout seul, demandez lui comment il fera la prochaine fois pour ne plus se faire avoir. Si il ne sais pas, demandez lui de vous appeler pour un peu d'aide si il ne trouve pas en y réfléchissant. Toute faute de sa part doit paraître facile à corriger par ses démarches et son analyse. Et félicitez le pour ses efforts de perfectionnement.
  • Étiquetez votre enfant quand vous le pouvez. C'est le point le plus important. Cela signifie que pour tout raisonnement qui est bien fait, toute initiative de sa part, tout travail autonome, dites lui qu'il est intelligent, malin, autonome et qu'il fait et fera parti des "grands" de ce monde car il réussira tout ce qu'il entreprendra (y compris les jeux-vidéos, la séduction ou sa popularité). Il faut que ce soit un trait de personnalité que vous décriviez chez lui, et que de préférence ces récompenses verbales soit les plus officielles possible, qu'il y ait du monde autour. Et c'est encore mieux si c'est écrit. La conséquence de ce comportement est que votre enfant s'attribuera complètement ses efforts, comme s'il s'agissait d'un trait de sa personnalité. Car il se dira que tout son travail vient de sa volonté de réussir, de sa nature même. Et pour cela, évitez de récompenser des bonnes notes par exemple avec des cadeaux conséquents et matériels, vous lui donneriez une raison de travailler extérieure à sa personnalité. Il ne le ferait plus pour lui, il le ferait pour les cadeaux, et dès qu'il n'y aura plus de récompenses extérieures, vous savez ce qui se passera.

Je vous ai donné ici quelques points importants. Si vous pensez que cela peut vous être utile, n'hésitez pas à les appliquer dans votre contexte familial dès aujourd'hui.

L'éducation des enfants pour les motiver n'est pas une chose facile, loin de là. Il faut être ouvert, curieux et avoir la volonté de faire des efforts. Un peu ce que vous voulez enseigner à vos enfants n'est-ce-pas?

Avec ces qualités, des résultats concrets peuvent apparaître en peu de temps, pour votre bonheur personnel, et le bonheur de ceux qui auront appris à grandir avec vous.

Je vous souhaite bon courage pour la suite.

Voir aussi: "Comment se motiver"

vendredi 19 octobre 2007

Comment parler en public ?


C'est maintenant officiel, je ferai une conférence sur le sujet "Atteignez vos objectifs avec la systémique" le 4 novembre, à Fayence.

Ce qui me fait un bon prétexte pour vous présenter les différentes techniques utilisées pour bien parler en public et "accrocher" vos auditeurs.

Pour celles et ceux qui ne sont pas vraiment concernés par la prise de parole en public, ces astuces pourrons vous être utiles pour mieux vous exprimer dans le domaine privé, car les mécanismes se ressemblent beaucoup (éveil de l'intérêt, construction du discours etc.)

Bonne lecture à tous!


1/ Votre préparation
  • N'apprenez jamais votre texte par coeur, c'est le sommeil assuré pour vos auditeurs. De plus, vous pouvez très bien perdre le fil (après que l'on vous ai interrompu par exemple), et là vous êtes mal. Les seules exceptions à la règle peuvent être l'introduction et la conclusion, qui doivent être courtes et claires. De la même manière, essayez de ne pas lire vos notes, elles ne sont là que pour vous guider (si possible ne prenez même pas de notes avec vous, surtout si vous faites une présentation avec PowerPoint, qui vous servira alors de guide pendant que vous parlez). Le but est ici de ne jamais rompre le contact visuel avec vos auditeurs, et de toujours les regarder dans les yeux quand vous parlez. "C'est bien joli tout ça me direz-vous, mais comment faire une présentation sans connaître son texte, on invente en direct?" Et c'est là que le deuxième point intervient...
  • Intégrez totalement votre sujet, en y réfléchissant si possible longtemps à l'avance. Parlez de votre sujet à votre famille et vos amis, à des personnes qui ne s'y connaissent pas (pour savoir si vous êtes clair et convainquant), et à d'autres qui ont quelques connaissances du sujet (pour savoir si vous n'allez pas faire hurler les quelques spécialistes qui seront présents, et qui ne vous rateront pas si vous vous plantez dans vos connaissances). Il faut que le fond soit clair dans votre esprit, ainsi que la logique qui amène à la conclusion de votre intervention. Les phrases elles, suivent.

2/ Votre discours
  • Limitez votre sujet, pour que l'essentiel soit dit et que votre but soit atteint avant la fin du temps imparti (vous en aurez toujours un, et si ce n'est pas le cas, vous pouvez considérer qu'au bout d'une heure tout l'auditoire pense à ce qu'il va faire ce week-end). Tout le monde le sait mais peu respectent cette règle, ainsi leur conclusion et leur but ne sont pas atteints, c'est vraiment dommage. On veut toujours tout dire, étaler son savoir et ses expériences, mais vous raterez votre objectif: votre auditoire, et non pas vous faire plaisir et impressionner.
  • Utilisez au maximum les illustrations et les exemples. Essayez de faire voir ce que vous dites, utilisez des images avec de courtes légendes, des graphiques clairs et en couleur si votre sujet est plus technique. De la même manière, utilisez des mots et des expressions imagées, courtes, frappantes, comme si vous décriviez des scènes de film. Sauf contexte très particulier, il vaut mieux oublier les discours "pompeux" et les phrases alambiquées qui "impressionnent". Cela fait bien dans un livre d'auteur distingué, mais en général moins bien dans un discours.
  • Racontez une histoire. Humanisez votre discours. Cela signifie qu'il faut utiliser des exemples avec des humains (en priorité vous), qui ont chacun un nom propre ou un prénom (inventez le si nécessaire, pas de Monsieur X mais un Monsieur Martin), et qui ont eu des expériences qui pourront être utiles à l'auditeur. Utilisez aussi les détails (où, quand, comment, pourquoi) et les dialogues dans vos exemples ("Et c'est pas plus tard que ce matin que Monsieur Martin a ouvert la porte de mon bureau en hurlant: "Vous croyez que je vais rester dans une entreprise aussi mal foutue que la vôtre?" Vous savez, je ne savais pas trop quoi dire, je me sentait très mal à l'aise...").
  • Soyez convaincu de ce que vous dites, et vous serez convainquant. Et si vous ne l'êtes pas vraiment parce qu'il s'agit d'un sujet qui vous a été imposé, faites semblant, vous jouez un rôle (quel plaisir d'être acteur!) pour 15 min ou une heure. Il m'est arrivé bien des fois à l'Université de traiter des sujets totalement inintéressants parce qu'on me l'avait imposé, il suffit de se dire "je suis passionné par ce sujet depuis 10 ans, c'est toute ma vie et je suis un spécialiste" pour que votre discours soit tout d'un coup plus convainquant et vivant. Fait remarquable: nous avons tous déjà vu des personnes qui affirmaient des choses plutôt douteuses, c'est le moins que l'on puisse dire, et être tellement convaincues par ce qu'elles avancent qu'elles en arrivent à persuader des gens possédants pourtant un esprit critique (je pense en ce moment à certains "témoignages" de phénomènes dits paranormaux: "regarde comme il a l'air convaincu de ce qu'il a vu, c'est sûr ça doit être vrai...")
  • Créez une véritable relation avec votre auditoire. Ce sont des humains qui vous écoutent, avec des désirs, des rêves et des projets. Utilisez donc des exemples qui les touchent, qui leur parlent et qui peuvent leur servir pour maintenant ou plus tard. Même si vous parlez de la dynamique des fluides à un auditoire d'hommes d'affaires (ça sera rare je l'espère pour vous), faites une analogie de ces connaissances avec le monde du business, comme les flux d'argent, leur dynamique et perturbation par exemple. Soyez aussi bien évidemment courtois et modeste (les gens en général ne supporte pas que l'on se prenne pour un professeur plus intelligent qu'eux, ils vous le feraient payer très cher). Pensez à ce qui pourrait leur être utile, dites-le, en les regardant bien en face comme si vous dialoguiez avec chacun d'eux, et ainsi ils seront intéressés. Ils vous écouteront et vous suivront dans votre projet, parce que cela leur apportera quelque chose, et ils le savent.

3/ La forme de votre discours
  • Commencez par intriguer, intéresser, surprendre votre auditoire. Vous dites ce qui est important, essentiel. Et ce, dés la première phrase. Il faut que ce soit de préférence court. Et que chaque auditeur se dise "lui, il faut que je l'écoute jusqu'au bout il va me servir à quelque chose". Oubliez en général la fameuse blague d'ouverture, à moins que vous soyez un expert, c'est la dégringolade assurée. Pour peu que certains ne trouvent pas ça drôle, ou même déplacé, ou alors que d'autres se disent "alors celui là c'est un boute-en-train" et que vous voulez faire passer un message très sérieux, vous êtes mort. Les amorces les plus pratiques sont les questions qui les rendrons curieux, les phrases "choc" utilisant des données chiffrées mais rendues concrètes pour le public, ou encore mieux, les anecdotes. Exemple de phrase choc: "Parmi vous, une personne sur deux mourra à cause de..., peut être vous ou votre voisin de droite. Mais il existe un moyen d'échapper à cela". Les anecdotes ouvrent beaucoup de possibilités: "Il y a deux ans, j'étais profondément malheureux, assez gros, sans un sou en poche et je n'avais pas confiance en moi. Je ne savais pas comment atteindre mes buts et mes objectifs, j'étais perdu comme sur un misérable radeau, au milieu d'un océan immense, sans aucune aide. Aujourd'hui, j'ai perdu 50 kg et je me sens très bien dans ma peau. J'ai une maison sur la côte d'azur et une maison de vacances au Canada. Je voyage tous les 6 mois dans d'autres pays pendant 3 semaines. Je suis entouré d'amis et d'une femme qui m'aiment sincèrement, et je réussi tout ce que j'entreprends professionnellement. Toute ma transformation, je le dois à l'approche systémique (et hop, un peu de pub pour moi). J'ai découvert cette méthode il y a 1 ans et demi à peine, je m'en suis servi et voici le résultat. Et vous pouvez l'utiliser comme moi je l'ai fait, pour votre vie, et je vais vous dire comment faire." Si après ça ils ne vous écoutent pas et qu'ils dorment, c'est qu'il est 4 heures du matin...
  • Utilisez des arguments peu nombreux, mais prouvés ou illustrés (images, anecdotes, statistiques "humanisées" etc.). Faites appel à des exemples d'hommes célèbres, de l'avis d'un expert dans le domaine (en commençant par "je ne sais pas ce que vous en pensez, mais Mr Von Trucmuche, du département du MIT, a trouvé que...", car n'oubliez pas que beaucoup n'aiment pas que quelqu'un soit plus intelligent qu'eux, leur avis prime). Il faut de préférence que les arguments et les exemples se suivent logiquement, pour amener à votre conclusion, qui s'imposera alors d'elle-même.
  • La conclusion. Il ne faut en aucun cas la rater. C'est toute votre intervention, votre but ultime. Pour cela, commencez par résumer votre parcours logique en quelques phrases ("Premièrement nous avons vu, avec l'exemple de Mr Martin, que... Deuxièmement que... Et enfin que..."). En fait, au début de votre intervention vous avez dits ce qu'il fallait faire, vous avez ensuite dits pourquoi il fallait le faire, et enfin dans la conclusion vous redites ce qu'il faut faire. Remarquez qu'après une intervention, même de 15 minutes, les gens ne se souviennent pas de tout ce qui a été dit, ni surtout de l'essentiel et de vos arguments. Après votre résumé, incitez à l'action, dites ce qu'il faut faire ou avoir toujours en tête. Donnez-leur une action précise: "téléphonez, écrivez, signez la pétition, achetez, vendez, donnez, soutenez moi pour ce projet en en parlant à vos supérieur, utilisez la stratégie systémique pour vos besoins (encore un peu de pub personnelle) etc." Il faut que l'action soit claire et précise, et facilitez cette action autant que possible: donnez des adresses sur papier déjà imprimé, donnez des noms, des numéros, et même des aides mémoire si nécessaire. Il faut que les gens soient convaincus, et que ce soit facile à faire. Si ces facteurs sont réunis, le monde est à vous.

Si vous êtes séduit par les potentiels de cette méthode pour parler en public, commencez à vous entraîner dès maintenant. Même dans la vie privée avec une conversation normale avec votre entourage, il s'agit après tout d'une prise de parole de 2 ou 3 minutes...

Dans quelques temps, vous serez admirés pour votre charisme et votre assurance, et surtout, vous saurez convaincre.

mardi 16 octobre 2007

La Science, une méthode pour construire notre réalité


Je me dois de publier cet article sur la Science. On trouve un peu de tout et n'importe quoi sur les sujets qui nous touchent, de près ou de loin. Et, étant de formation scientifique, j'avoue que cela me fait un peu de peine quand cela concerne des points importants de notre vie. Alors, je vais vous donner deux armes simples contre la "non-science", car cette dernière peut certes être utile parfois, mais également bien dangereuse.


1/Le premier principe est le suivant: Une théorie scientifique est testable

En effet, une hypothèse ou théorie scientifique est testable (on dit parfois réfutable), dans le sens où l'on peut trouver un moyen de prouver si elle est fausse ou non (on dit que l'on est capable de l'infirmer).
Si quelqu'un vous sort une théorie, même très séduisante et fascinante, demandez lui si il existe un quelconque moyen de prouver si elle est fausse ou non. Si il n'en trouve pas, ou si il vous donne une réponse décrivant une expérience qui ne permettrait pas de trancher, alors vous pouvez lui dire que sa théorie ne sera jamais scientifique.

Rien de mieux qu'un bon exemple: Une personne vous sort sa théorie du siècle: le monde a été créé il y trois jours! En effet, une intelligence supérieure nous a tous créé il y trois jours, avec tout ce qui nous entoure, les animaux, les plantes, les planètes et les galaxies etc. Mais comment se fait-il que je me souvienne de mon enfance, ou de ma rencontre avec ma compagne il y a déjà un an? C'est simple, cette intelligence supérieure nous a tous créé avec des souvenirs pour que l'on croit que cela fait longtemps que l'on existe. Et si parmi vous il y a des petits malins, qui répliquent cet argument choc: mais alors pourquoi trouve-t-on des fossiles, d'espèces qui auraient vécues il y a des millions d'années, enfouis dans le sol? Réponse: mais c'est parce que tout a été fait pour nous faire croire que le monde existe depuis très longtemps, et les fossiles ont été créés il y a trois jours, avec tout le reste!

Vous l'avez compris, ça sera impossible de discuter cette théorie qui reste, et restera, inattaquable. Rien au monde ne pourrait prouver que cette théorie est fausse, c'est impossible. Elle ne sera jamais une théorie scientifique, jamais. (Et si vous vouliez reprendre cette idée qui relève de l'éclair de génie, sachez que c'est trop tard, elle à déjà été émise avec le plus grand sérieux!)
Ah oui au fait, il existe des pingouins magiques à trois têtes (le chiffre trois explique qu'ils sont magiques) mais il n'y a que moi qui peut les voir et leur parler. Vous vous ne pouvez les voir que si vous y croyez avant et que vous faites attention à ce qui vous entoure. Si il vous arrive un truc bien dans la journée, c'est que les pingouins à trois têtes vous ont protégé et cherchent à communiquer avec vous de cette façon. (Oh oui c'est vrai, il m'est arrivé quelque chose de bien aujourd'hui, ça veut dire que les pingouins à trois têtes existent!). Cette idée là, je viens de l'inventer, vous pouvez la reprendre (je suis d'accord vous ne paraîtrez pas malin devant votre entourage, mais remplacez les pingouins par des extraterrestres supra-dimensionnels, apportant leur intelligence supérieure à vous seul bien entendu, et le tour est joué).


2/Le deuxième principe est le suivant: l'explication la plus simple est toujours la meilleure

C'est le fameux principe de parcimonie, ou du "rasoir d'Occam". On ne doit pas faire intervenir des explications superflues pour expliquer un phénomène. On se limite au strict minimum et au plus probable. C'est bien sûr le principe en science qui est le plus délicat à utiliser.

Je m'explique. Imaginez ces deux théories: Les espèces biologiques ont changées au cours du temps grâce au principes de l'évolution darwinienne et de l'évolution génétique. L'autre théorie suggère qu'il existe une force, intelligente, qui serait dans tout ce qui est vivant et qui le "pousserait" à évoluer (c'est le très à la mode "Intelligent Design" qui fait des ravages aux Etats-Unis, et qui s'appuie sur une méconnaissance très rependue des mécanismes de l'évolution).

Non seulement cette dernière théorie de la "force intelligente de l'évolution" n'est pas réfutable, mais en plus elle n'explique pas ce qu'est cette "intelligence du vivant" ni d'où elle sort, ni comment elle agit. Du coup, on se retrouve avec beaucoup d'éléments totalement inventés, qui ne sont pas nécessaires et qui n'expliquent rien, par rapport à la théorie de l'évolution classique.


Voilà, je vous ai donné les deux principes qui forment la base même du raisonnement scientifique et de la définition des théories scientifiques.
Mais je voudrais qu'une chose soit bien claire: je n'écris pas cela pour détruire des croyances, des convictions ou des rêves, ce n'est pas du tout mon but. Il s'agit seulement de rappeler ce qui est scientifique ou ne l'est pas, afin d'éviter des discussions stériles mais parfois violentes sur les "croyances", et surtout vous donner les moyens de vous défendre contre des personnes peu scrupuleuses. Car ces dernières ont tendance à vendre, à vous et moi, des théories du dimanche en les faisant passer pour des "fondements scientifiques" qui expliquent l'origine de tout, et qui sont la solution "miracle" à vos et mes préoccupations.

Enfin, je précise que la théorie systémique est scientifique (si elle est utilisée avec rigueur, on ne remplace pas le systémicien par n'importe qui, car il s'agit avant tout d'une méthode). Pour plus d'informations sur ce sujet, vous pouvez lire Théorie systémique des communications, Principes et applications (Alex Mucchielli, Aramand Colin, 1999).

dimanche 14 octobre 2007

Technique de la Porte-dans-le-Nez


Vous connaissez maintenant la technique du Pied-dans-la-Porte. Il existe également une autre technique tirée des recherches en psychologie sociale: la Porte-dans-le-Nez. Cette méthode consiste à provoquer un refus initial de notre demande, ce qui va prédisposer notre interlocuteur à accepter plus favorablement ce que vous lui demanderez par la suite.
Voici comment procéder:
  1. Faire une demande exorbitante mais possible, de façon sérieuse.
  2. Accueillir le refus très probable de votre interlocuteur avec un air déçu mais en ajoutant "je vous comprend".
  3. Après un très léger temps de réflexion simulée (3 secondes), dites lui que vous avez quelque chose d'autre à lui proposer de moins contraignant.
  4. Faire la demande réelle que vous désiriez depuis le début, mais qui est moins exigeante que la première.
Le résultat est le suivant: vous doublerez environ vos chances d'obtenir ce que vous souhaitiez, par rapport à la condition normale où la demande est faite directement (les résultats sont similaires au pied dans la porte).
Comme toujours en psychologie sociale, plusieurs explications sont possibles pour expliquer ce phénomène. Il est fort probable que ce soit une combinaison d'effets.
Le premier effet suppose un "contraste" entre la première demande, qui fait plutôt peur, et la deuxième, qui amène un soulagement.
Et il y a le second effet qui suppose une réciprocité (échange social) entre vous et votre interlocuteur. Vous avez fait une concession en assouplissant votre requête initiale, à lui maintenant de faire une concession en acceptant votre dernière requête. Cela s'appelle des "concessions réciproques", dans le jargon des chercheurs.

Exemple: Vous dirigez une association qui protège l'environnement, et vous désirez faire une campagne de sensibilisation, mais il vous manque des bénévoles. Vous demandez à quelqu'un:

-Bonjour, je peux vous demander un service? Voilà nous sommes [blablabla] et nous désirerions sensibiliser les gens sur [blablabla].
-Accepteriez-vous de distribuer ces prospectus, qui expliquent aux personnes comment protéger notre environnement, tous les dimanche pendant 2 heures sur la place du marché et de l'église, pour une période de 6 mois? (requête exorbitante, porte au nez)
-[Refus probable de votre interlocuteur] Ah, bien sûr je comprend... (air déçu + "je comprend")
-Hmm... Écoutez, j'ai quelque chose de moins contraignant à vous proposer: accepteriez-vous de distribuer ces prospectus d'information juste ce dimanche pendant 1 heure sur la place la plus proche de chez vous, cela nous rendrait également beaucoup service. (requête initialement prévue, bien moins coûteuse que la première)
-[Acceptation plus probable de votre interlocuteur] Merci infiniment, c'est très aimable de votre part!

Voilà une personne que vous ne connaissiez pas, qui a accepté de distribuer bénévolement les prospectus de votre association... Bien sûr, l'efficacité de la Porte-dans-le-Nez a été vérifiée par des études statistiques dans de nombreux exemples.

Note: Il existe une méthode d'une redoutable efficacité qui combine le Pied-dans-la-Porte et la Porte-dans-le-Nez, et qui semble encore plus performante que chacune utilisée séparément. Mais là encore il faut pouvoir s'adapter au contexte et utiliser la bonne stratégie. Je vous en reparlerai.

Voir aussi: "Technique du Pied-dans-la-porte"

mercredi 10 octobre 2007

Comment utiliser la stratégie du dauphin !


La stratégie du dauphin (Dudley Lynch, Paul L. Kordis, Les Éditions de l'Homme, 2006) est un livre que j'apprécie beaucoup, car il est original, imagé et métaphorique, et surtout plein de bonnes idées...

Je vais vous parler du principe "noyau" de ce livre, l'existence de trois types de comportement, ou de personnalité, dans la vie personnelle et professionnelle: la stratégie de la carpe, celle du requin et enfin celle du dauphin, la plus rare de toutes.



LA CARPE

Voici ce qu'elle pense: "Je crois qu'il y a pénurie, une grande limitation dans ce qui existe et dans mes ressources. Je m'attend à ne jamais avoir ou faire assez. De ce fait, si je ne peux échapper à la responsabilité et à l'apprentissage en m'en éloignant, je choisi ma deuxième option et généralement je me sacrifie."

Les carpes pensent "je ne peux pas gagner" et se répètent ce message dans toutes ses variantes de négation des possibilités et du changement, au point même de nier les véritables conséquences de l'échec.
  • "L'ignorance est bénéfique."
  • "J'ai été impuissant et je le serai toujours."
  • "Ma souffrance sert à quelque chose, elle n'est pas vaine."
  • "Dans la vie il faut perdre" (A ne pas confondre avec "Il faut savoir perdre pour revenir plus fort et sage").
  • "Tout ce que l'on veut obtenir d'important nécessite une part de sacrifice."
  • "Il faut présenter l'autre joue deux ou même encore trois fois, recommencer cent et une fois son ouvrage."
Les carpes pseudo-éclairées (une forme légèrement différente de carpes) quant à elles croient ceci: "Toutes les créatures devraient prendre soins les une des autres et vraiment s'aimer. Pour que cela se passe comme ça, tout ce que j'ai à faire, c'est d'y croire."
  • "Ce n'est pas gagner ou perdre qui est important mais juste la façon dont on joue le jeu."
  • "Le résultat importe peu, ce n'est pas l'arrivée qui compte mais le voyage."
  • "Si je "lâche toujours prise", tout ira bien, car l'univers nous donnera le meilleur des avenir pour tous."


LE REQUIN

Le requin pense: "Je crois qu'il y a pénurie. Donc j'ai bien l'intention d'obtenir le maximum en prenant aux autres, quoi qu'il arrive. D'abord j'essaye de les vaincre, et si je n'y parvient pas j'essaye de me joindre à eux, et on verra plus tard."

Les requins se répètent sans cesse: "Il faut que je gagne, par tous les moyens, c'est la loi de la nature."
  • "Après tout, le monde fonctionne comme ça, c'est la loi de la jungle."
  • "Je n'avais pas vraiment l'intention de te faire un croche pied, mais je n'avais pas le choix à l'arrivée", ou "...tu aurais dû te souvenir de mon avertissement", ou encore "...même si je t'avais assuré que ce n'était pas mon intention."
  • "La compétition est inévitable."
  • "La compétition est le seul moyen qui existe pour nous pousser à donner le meilleur de nous même."
  • "La compétition est le seul moyen que je connaisse pour s'amuser."
  • "La compétition forme le caractère et nous apprend à survivre."


LE DAUPHIN

"Je crois à la possibilité d'une pénurie comme à la possibilité d'une abondance. De la même manière, je crois que nous avons le choix, que nous pouvons nous servir de ce que nous avons comme d'un levier du changement et exploiter nos ressources de façon intelligente et élégante. Être flexible et faire plus avec moins sont les principes maîtres de ma vision du monde et de son évolution."

Le dauphin pense: "Je sais utiliser les ressources à ma disposition et les situations à mon avantage, en sachant que le déni de la réalité ne pourra que détruire mon existence et celle des autres. Je sais prendre en compte les conséquence à court comme à long terme de mes actes, et c'est pourquoi je souhaite une victoire élégante et éclatante pour chacun de nous. Car ceux qui voudront m'aider seront un moteur pour mon progrès et celui de l'évolution."
  • "Je ne perd jamais de vue l'avenir."
  • "Je tire constamment les leçons du passé."
  • "Je cherche la bonne réponse."
  • "Je comprend la dynamique du risque et du stress, et sais l'utiliser pour mon progrès."
  • "Je prévoit le décalage dans les actions, le temps de latence."
  • "Je ne perd jamais de vue mon objectif ultime, qui me sert toujours de boussole."
  • "J'articule clairement ma vision des choses et évite la confusion."
  • "Je sais où je me trouve."
  • "Je connaît ma destination."
  • "Je sais me corriger."
  • "Je sais me diriger."
  • "Je sais apprendre tôt, vite et durablement."
  • "Je sais me perturber pour me pousser à changer, lorsque je pressent une évolution des évènements."
  • "Je sais utiliser la vague et sais qu'elle n'est pas éternelle, donc je me prépare aussi à la nouvelle vague."
  • "Je connaît ma position sur la vague."
  • "Je dis la vérité, à moi même et aux autres, et avec force."
  • "Je sais me servir de l'erreur pour voir si l'eau est bonne et si les vents sont plutôt favorables."
  • "Je sais utiliser le pouvoir de la nouveauté."
  • "Je sais utiliser le pouvoir de l'ordre."
  • "Je sais éviter de blâmer et de faire honte."
  • "Je sais éviter d'avoir à me justifier."
  • "Je sais éviter les drames."
  • "J'assume mes responsabilités."
  • "Je sais créer des options."
  • "Je sais agrandir le bassin dans lequel je nage pour permettre à d'autres d'évoluer dans des eaux favorables."
  • "Je sais changer le sens des évènements, recadrer dans un autre contexte."
  • "Je sais chercher des solutions de rechange."
  • "Je sais faire plus avec moins."
  • "Je privilégie les solutions élégante."
  • "Je sais faire autre chose."
  • "Je sais supporter la pression si les enjeux en valent la peine."
  • "Je sort du bassin si les enjeux sont insignifiants."
  • "Je reconnaît que tout le monde ne veut pas être dauphin."
  • "Je connaît très bien la valeur de la coopération et ne poursuit pas inutilement ceux qui ne veulent pas créer avec moi."
  • "Je sais reconnaître les qualités de la carpe."
  • "Je sais quand il est sensé de penser comme un requin."
  • "Je crois à l'abondance comme à la pénurie."
  • "Je sais effectuer des représailles immédiate si elle sont justifiées."
  • "Je sais effectuer un pardon immédiat si j'estime que l'autre va se racheter et coopérer pour la suite."
  • "Je crois que nous pouvons tous gagner la plupart du temps."
  • "Je sais reconnaître que certaines choses échappent à mon contrôle."
  • "Je suis ouvert à la surprise et sais m'y adapter."
  • "J'assume la responsabilité de mes sentiments et de mes expériences."
  • "Je sais reconnaître mon échec avec objectivité, et suis enthousiaste pour mon succès futur."
  • "Je sais éviter la stupidité, souvent les automatismes."
  • "Je sais viser la percée."
  • "Je sais me transformer de façon continuelle, sans avoir peur de changer et d'abandonner le présent, comme une chenille devenant papillon."
Le "dauphin" sait s'adapter aux différentes situations et n'est pas figé dans une pensée unique, ou une formule de vie qui nous aiderait à ne pas réfléchir.
Il sait utiliser son environnement en fin stratège, et il est à mon sens un ingénieux utilisateur de l'approche systémique et de ses potentialités.


Et vous? Aimeriez-vous être carpe, requin ou dauphin à partir de maintenant?

lundi 8 octobre 2007

10 citations pour votre réussite et votre succès


"Ce ne sont pas les circonstances qui façonnent un homme. C'est l'homme qui fait les circonstances" (Benjamin Disraeli)

"La détermination est le facteur le plus important de la réussite" (Lord Chesterfield)

"Rien n'est indigne de vous qui vous porte dans le sens de votre vie. Rien n'est grand ni souhaitable qui vous en détourne" (Ralph Waldo Emerson)

"Le succès n'arrive pas à ceux qui l'attendent - et il n'attend pas que personne aille à lui" (Anon)

"Si vous deviez un jour vous transformer vous-même, faites-le un peu chaque jour" (Confucius)

"Faire et souhaiter faire sont deux choses différentes" (Benjamin Franklin)

"La chance est un autre mot pour dire: ténacité" (Ralph Waldo Emerson)

"Les échecs sont semblables à des couteaux: ils nous servent ou nous blessent, selon que nous les prenions par le manche ou par la lame" (James Russell Lowell)

"Être fermement décidé équivaut à agir" (Edward Young)

"Semez une idée, vous récolterez un acte.
Semez un acte, vous récolterez une habitude.
Semez une habitude, vous récolterez un caractère.
Semez un caractère, vous récolterez un destin" (Anon)


Je vous en donnerais bien d'autres...
N'hésitez pas à me proposer celles que vous aimez!

mercredi 3 octobre 2007

Techniques d'affirmation de soi


Comment s'affirmer? Que ce soit savoir refuser, défendre son point de vue, gérer des conflits ou négocier, ces compétences sont des clés importantes de notre succès, dans notre vie personnelle et professionnelle. Savoir s'affirmer est le moyen de se faire écouter et respecter, et permet de trouver un équilibre dans sa relation avec les autres.

1/ L'affirmation de soi empathique
  1. Écoutez en priorité ce en quoi votre interlocuteur a raison.
  2. Reformulez-lui ses raisons ou ce que vous avez compris de sa position.
  3. Donner enfin votre position.
Exemple:
"-C'est vraiment très contrariant ce qu'il t'a fait, et ta réaction est normale, pourtant je pense que tu devrais lui reparler."


2/ Technique du disque rayé
  1. Répétez la même chose aussi souvent que nécessaire.
  2. A chaque répétition de votre message, soyez de plus en plus courtois et gentil.
  3. Ne pas dériver ni se justifier, et expliquez de manière adaptée au contexte.
Exemples:
"-Mon chéri, tu veux bien ranger ta chambre ça me ferait vraiment plaisir!
-Maman, je suis en train de faire autre chose en ce moment!
- Je sais bien que tu fais autre chose et c'est certainement plus agréable, mon chéri, tu veux bien ranger ta chambre car ça me ferait vraiment plaisir!"

"-Non, vraiment, je vous remercie mais votre proposition ne m'intéresse pas...
-Mais Monsieur [...]
-Vraiment, je vous assure que votre proposition ne m'intéresse pas, je suis désolé..."


3/ La révélation sur soi
  1. Exprimez vos émotions pénibles ou agréables à l'oral.
  2. Donnez votre position.
Exemple:
"-Écoutes, vraiment je suis désolé, et je voudrais absolument pas que tu le prenne mal car je tiens à notre relation, mais je ne ne pourrais pas te remplacer cette semaine."


4/ Savoir exprimer positivement les demandes, les avis, les critiques, les réponses et les sentiments
  1. Ne pas formulez de reproche ou d'ordre directement et se mettre à la place de l'autre (pensez à son amour propre!).
  2. Dites les choses en verbalisant les conséquences positives, l'aspect constructif, et en vous impliquant.
Exemples:
"-Ce serait sympa que tu m'aide à boucler ce dossier, ça m'arrangerait beaucoup
Plutôt que: -Tu m'aides à boucler ce dossier?"

"J'aimerais vraiment que tu travaille un peu plus à l'école, je serais tellement soulagée, et ta maîtresse serait tellement fière!"


5/ L'information et des explications données de manière claire et précise
  1. Donnez des informations ou des explications de manière directe et précise, sans "tourner autour du pot".
  2. Exprimez-vous avec parcimonie, c'est-à-dire avec un minimum de mot et sans explications ou justifications inutiles (ce qui pourrait dévier la conversation).
  3. Vérifiez si cette information ou explication a bien été comprise par votre interlocuteur (écoute active).
Exemple:
"-Tu sais, j'aimerais vraiment ce poste de responsable.
Plutôt que: -Tu vois, je pense que je me plairais bien en tant que responsable, en plus personne n'a l'air de vouloir ce poste en ce moment, en plus je travaillerais souvent et j'aime plutôt ça moi..."


6/ Savoir reconnaître ses torts
  1. Quand vous vous apercevez que vous avez faits une erreur, reconnaissez le rapidement devant votre interlocuteur.
  2. Reconnaissez-le sans ajouter explications ou justifications, ni nuances.
Exemples:
"-Je n'ai pas fait ce que tu m'avais demandé alors que je te l'avais promis et je ne suis pas excusable."

"-Je suis arrivé en retard et mon attitude gêne tout le monde j'en suis conscient."


7/ Savoir encourager votre interlocuteur à vous formuler ce qui ne va pas et ce qu'il trouve bien chez vous
  1. Faites une "enquête négative" en faisant préciser à votre interlocuteur ce qui ne va pas, un reproche qu'il n'arrive pas à dire.
  2. Faites une "enquête positive" en faisant demandant à votre interlocuteur ce qu'il trouve comme point positifs chez vous.
Exemple:
"-Tu as l'air un peu contrarié, j'espère que je n'y suis pour rien?
-Oh oui, oui tout va super bien
-Tu es sûr? Si c'était le cas ça serait important pour moi de le savoir!
-En fait oui: je trouve que ton attitude n'était vraiment pas mature hier soir quand on est allé dîner chez mes amis, j'avais tellement honte!
-Je suis d'accord avec toi, tu as raison je n'ai pas vraiment eu une attitude correcte envers toi et tes amis et je m'en suis voulu après coup... Mais as-tu autre chose à me reprocher? Surtout, si c'est le cas, n'hésite pas à me le dire...
Aussi, pourrais-tu me préciser quels sont les attitudes qui sont agréables chez moi, afin que j'essaie de les développer?"


8/ Le questionnement direct
  1. Aidez votre interlocuteur à préciser sa pensée.
  2. Appliquez un questionnement positif ou négatif selon les renseignement que vous voulez.
Exemples:
"-J'ai besoin d'un renseignement précis: quand et à quel endroit vous devez vous réunir?"

"-N'ayez aucune hésitation à préciser votre avis sur mon travail, même une critique me sera très utile pour la suite."


9/ L'aide à la solution
  1. Recherchez une alternative à ce que l'autre vous demande et que vous voulez refuser.
  2. Aidez l'interlocuteur à trouver une solution à son problème (plus facile qu'un refus ou une critique).
Exemple:
"-Je ne peux malheureusement pas aller te chercher samedi soir, c'est vraiment ennuyeux pour toi parce que c'est vrai que les taxis sont chers. As-tu pensé à Thierry? Il rentre vers chez nous tous les soirs le week-end, et tu aurais juste à le dédommager du détour pour venir te chercher, ça serai bien moins cher!"


10/ Savoir trouver un compromis
  1. Faites l'analyse de la position de l'autre ainsi que l'analyse de votre propre position.
  2. Trouver un compromis qui respecte vous-même et l'autre (ses intérêts principaux et les vôtres).
Exemple:
"-Je ne veux pas devoir faire ce trajet tous les jours pendant deux semaines de suite, je suis fatigué en ce moment.
-Je comprend, voici ce que je te propose alors: au lieu de faire tous les trajets pendant deux semaines de suite chacun, on va alterner un jour sur deux les trajets et on fera ça pendant quatre semaines? Cela te permettrait de te reposer plus souvent, qu'est-ce que tu en pense?"


11/ Savoir désarmez la colère
  1. Désarmez tout d'abord votre propre colère, même si on est insulté, cela évitera une escalade incontrôlable et irrémédiable.
  2. Adoptez un comportement de plus en plus calme et non agressif, en utilisant la révélation sur soi.
  3. Restez ferme si c'est nécessaire (dites par exemple que se faire agresser verbalement n'est pas du tout agréable, pour qui que se soit).
Exemple:
"-Ton rapport est un torchon, un regroupement d'âneries que j'aurais moi-même eu du mal à inventer... Tu est vraiment nul mon ami!
-Je ne sais pas précisément pourquoi tu n'aime pas le rapport que j'ai rendu et tu doit avoir des raisons d'être en colère. Pourrais tu m'expliquez précisément les points où tu n'est pas d'accord et l'on verra ça calmement ensemble. Mais par contre c'est très désagréable d'être insulté par quelqu'un, même un collègue de travail, tu sera d'accord avec moi?
-Oui tu as raison excuse moi, je vais t'expliquer ce qui m'a énervé..."


12/ Savoir ne pas s'engager dans une discussion: la technique du brouillard
  1. Vous êtes dans une discussion qui vous déplaît et dans laquelle vous préférez ne pas donner d'opinion précise.
  2. Ne dites rien qui puisse vous engager ou encourager la discussion.
  3. Reprenez la verbalisation de votre interlocuteur de la manière la plus neutre que possible, sans prise de position, et surtout sans agressivité ni ironie.
Exemple:
"-Tous les médecins sont des charlatans!
-Il est vrai qu'il peut y avoir certains médecins qui sont des charlatans."



Bien sûr toutes ces techniques d'affirmation de soi peuvent être combinées les unes aux autres, suivant la situation et le contexte. Ce sont de très bonnes cartes, que vous aurez dorénavant en mains pour vous affirmer et vous épanouir avec votre entourage.

mardi 2 octobre 2007

Comment se faire apprécier


Être aimé et apprécié des personnes que nous rencontrons et que nous côtoyons. Voilà un objectif qui nous tiens à coeur, et c'est bien normal: c'est le fondement des relations sociales.

Dans l'indémodable best-seller Comment se faire des amis (Hachette, 1990), Dale Carnegie nous donne 30 clés pour se faire apprécier de son entourage. La qualité de contact avec notre entourage est un puissant moteur pour notre succès. Que se soit par ses collègues de travail, ses collaborateurs, ses clients, ses amis, sa famille ou son conjoint, on utilise ces mêmes principes.


1/Trois techniques fondamentales pour influencer les autres

  • Si vous voulez récolter du miel, ne bousculez pas la ruche: Ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne vous plaignez pas.
  • Le grand secret des relations humaines: Complimentez honnêtement et sincèrement.
  • Qui en est capable a le monde avec lui, qui ne l'est pas reste seul: Motivez souvent pour faire ce que vous proposez.

2/Six moyens de gagner la sympathie des autres

  • Pour être partout le bienvenu: Intéressez vous réellement aux autres.
  • Un moyen facile de faire une bonne première impression: Ayez le sourire.
  • Si vous n'observez pas ce principe... tant pis pour vous: Rappelez-vous que le nom d'une personne revêt pour elle une grande importance.
  • Voulez-vous que votre conversation soit appréciée? C'est très facile: Sachez écouter. Encouragez les autres à parler d'eux-mêmes.
  • Comment intéresser les autres: Parlez à votre interlocuteur de ce qui l'intéresse.
  • Comment plaire instantanément: Faites ressentir aux autres leur importance et faites-le sincèrement.

3/Douze moyens de rallier les autres à votre point de vue

  • Que gagnez-vous à argumenter?: Évitez les controverses, pour sortir vainqueur.
  • Un moyen infaillible de se faire des ennemis! Comment l'éviter?: Respectez les opinions de votre interlocuteur. Ne lui dites jamais qu'il a tort.
  • Que faire quand vous avez tort?: Si vous avez tort, admettez-le promptement et énergiquement.
  • C'est par le coeur que l'on parvient à l'esprit: Commencez de façon amicale.
  • Le secret de Socrate: Posez des questions qui font dire oui immédiatement pour désamorcer la résistance.
  • La soupape de sûreté: Laissez votre interlocuteur parler tout à son aise.
  • Pour obtenir la coopération d'autrui: Accordez à votre interlocuteur le plaisir de croire que l'idée vient de lui.
  • Une formule pour accomplir des prodiges: Efforcez-vous sincèrement de voir les choses du point de vue de votre interlocuteur.
  • Ce que chacun désire: Acceuillez avec sympathie les idées et les désirs des autres.
  • Un appel apprécié de tous: Faites appel aux sentiments élevés.
  • Le cinéma le fait, la télévision le fait, pourquoi pas vous?: Démontrez spectaculairement vos idées. Frappez la vue et l'imagination.
  • Pour déclencher une réaction: Lancez un défi.

4/Soyez un leader: neuf moyens de modifier l'attitude des autres sans irriter ni offenser

  • S'il vous faut corriger une faute commencez ainsi: Commencez par des éloges sincères.
  • Comment corriger les autres sans vous faire détester: Faites remarquer erreurs ou défaut de manière indirecte.
  • Parlez d'abord de vos erreurs: Mentionnez vos erreurs avant de corriger celles des autres.
  • Personne n'aime recevoir des ordres: Posez des questions plutôt que de donner des ordres directs.
  • Comment ménager l'amour-propre de votre interlocuteur: Laissez votre interlocuteur sauver la face.
  • Comment stimuler les Hommes: Louez le moindre progrès et louez tout progrès. Faites cela chaleureusement et généreusement.
  • Comment inciter l'autre à se dépasser: Donnez une belle réputation à mériter.
  • Comment favoriser les progrès: Encouragez, que l'erreur semble facile à corriger.
  • Comment motiver: Rendez les autres heureux de faire ce que vous suggérez.

La théorie systémique dans les communications

Ces principes sont des automatismes, des recettes que l'on applique parce qu'elles marchent. Mais les idées principales, qui se cachent derrière ces 30 principes, ne sont pas nombreuses. Et c'est là que l'approche systémique intervient.

Dans L'art d'influencer, Analyse des techniques de manipulation (Armand Colin, 2000), Alex Mucchielli analyse ces idées principales. Alex Mucchielli, professeur à l'université Paul Valéry-Montpellier III, est responsable du Centre d'Etude et de Recherche en Information et en Communication (CERIC), et s'est imposé comme l'un des continuateurs et développeurs, au niveau européen, de l'oeuvre de l'école de Palo Alto (avec la théorie systémique des communications et son approche des processus de communication).

Voici la façon dont il analyse les principes de Dale Carnegie: Toutes ces communications ont un seul effet principal, constituer l'autre comme bon, admirable, beau et digne d'intérêt. Elles mettent l'interlocuteur dans une position d'admiré et de supérieur par rapport à celui qui parle. On reconnaît donc la valeur de l'autre. Ce positionnement et cette identité que l'on a créé envers notre interlocuteur va donner en retour de la valeur à ce que l'on va dire.
Pour résumer, ce que l'on va dire est aussi digne d'intérêt que de la façon dont on s'est comporté avec lui.

Derrière tout ceci se cache cette notion terriblement évidente: Une relation réciproque ne peut se faire que si il y a un véritable échange. Si vous voulez recevoir, mieux vaut donner dans un premier temps (n'importe quoi qui lui apporte quelque chose, même si c'est immatériel). Un début de relation entre vous deux est alors installée, et si il veut qu'elle dure, il va vous donner en retour (ce que vous lui demandez ou ce qu'il pense vous faire plaisir). La relation est alors bouclée, réciproque.

En gros, pour que quelqu'un fasse quelque chose consciemment, il faut qu'il décide de le faire
. Et pour qu'il décide de le faire, il faut qu'il pense ou qu'il ressente que cela lui apporte quelque chose, directement ou indirectement. C'est aussi simple que cela.

Avec cette idée principale, nous pouvons trouver bien d'autres recettes qui appliquent cette loi. A quand Comment se faire des amis 2? Peut-être bien que vous l'écrirez vous-même...

mercredi 26 septembre 2007

La Boîte à Outils des coachs


François Delivré (un de mes cousins) a écrit un excellent livre sur le coaching, clair et complet, qui est devenu depuis Best-seller. Les professionnels le connaissent bien: Le métier de coach, paru aux Editions d'Organisation (2004). Pour information, François Delivré est polytechnicien et après 20 ans de responsabilité opérationnelles dans des entreprises, il y travaille en tant que consultant en Relations Humaines et Organisation spécialisé en coaching. Il a également fondé, avec deux collaborateurs, l'Académie du Coaching, qui donne une formation de haut niveau à de futurs professionnels du coaching.
Dans son livre, François nous livre un éventail de théories, ou modèles, qui sont utilisés par les coachs, chacun étant spécialisé dans l'une d'elle, ou encore utilise chacune d'entre elles suivant les circonstances. Il s'agit donc d'une boîte à outils conceptuels et opérationnels, utilisable pour tous les coachs! Je remercie François pour ce travail qui demande beaucoup d'esprit de synthèse.

Je vais faire un résumé, au risque de beaucoup simplifier, de toutes ces approches:

1/Les principales théories de la personnalité
  • L'Analyse Transactionnelle: Créé par le psychiatre américain Eric Berne, cette théorie repose surtout sur le principe du scénario, qui englobe celui des jeux psychologiques. Le scénario étant une série de prévisions, décisions et croyances sur le monde, les autres et soi-même. L'Analyse Transactionnelle (AT) a, sur certains domaines, des liens avec la PNL et la Systémique.
  • Le DSM IV: Élaboré par l'association de psychiatrie américaine, le DSM IV est utilisé par les psychiatres, les psychologues et certains thérapeutes. Il comprend une dizaine de principaux types de personnalité répartis en trois groupes: -Groupe A: Les paranoïaques, Les schizoïdes, Les schizotypiques -Groupe B: Les personnalités antisociales, Les borderline, Les histrioniques, Les narcissiques -Groupe C: Les évitants, Les dépendants, Les obsessionnels compulsifs, et enfin Les passifs-agressifs.
  • L'Ennéagramme: Concept qui présente la construction psychologique individuelle avec neuf structurations de la personnalité. Chez chaque individu émerge une facette majeure de personnalité appelée base et qui tient les rênes.
  • Le MTBI: L'indicateur psychologique MTBI (Myers Briggs Type Indicator) est l'indicateur de personnalité qui est apparemment le plus utilisé au monde actuellement. Un questionnaire permet de définir quatre orientations "psychiques" de l'individu: Introverti ou Extraverti, Jugement ou Perception. On peut alors établir une combinaison des ces axes. C'est un outil très utilisé pour les orientations professionnelles.
  • Le PCM: Le Process Communication Management est une approche dérivée de l'analyse transactionnelle. Le PCM repose sur 2 principes: -Une description des personnalités suivant 6 types (empathique, rebelle, persévérant, promoteur, travaillomane, rêveur) -La description des processus positifs et négatifs à adoptés pour chacun de ces types de personnalités.
  • La Psychanalyse: Terme inventé par Sigmund Freud en 1896, pour nommer cette méthode de psychothérapie que maintenant nous connaissons tous. L'émergence de l'inconscient dans le conscient se fait en particulier grâce à: la libre association (chez le patient), et l'interprétation (chez le psychanalyste). C'est toute une technique d'entretien qui est ici développée. Le coach comprendra et utilisera aussi le phénomène important de "transfert", bien connu des psychanalystes.
  • Le TMS: Conçu par 2 consultants australiens, le Team Management System favorise la complémentarité de chaque membre d'une équipe, en exploitant le meilleur parti des préférences de chacun. Le modèle TMS parle avec un vocabulaire attribué aux entreprises des différents types de personnalités: contrôleurs, conseillers, innovateurs, explorateurs.
2/Les théories qui ne se réfèrent pas à une théorie de la personnalité
  • La Gestalt: La Gestalt-thérapie a été élaboré par un psychanalyse d'origine allemande, Fritz Perls. Une gestalt est une "forme" qui émerge du fond de l'environnement, et qui est perçue comme une totalité en priorité sur les parties la composant. C'est aussi du "présent" à chaque niveau: de "l'ici et maintenant" au niveau social, intellectuel, affectif et sensoriel.
  • La PNL: La Programmation Neuro-Linguistique, inventée par Richard Bandler et John Grinder (un mathématicien et un linguiste), a pour but de regrouper sous une seule théorie différents modèles scientifiques et psychologiques. Comme son nom l'indique, elle s'appuie essentiellement sur le système nerveux (les perceptions et les gestes) et le langage (moyen "d'influence" sur l'autre, à la manière de Milton Erickson). Elle classe souvent les individus selon qu'ils soient Visuels, Auditifs, Kinesthésiques, Olfactifs ou Gustatifs (VAKOG, soit les 5 sens, dont les 3 premiers sont principaux), et selon qu'ils aient tendance à Aller vers/Éviter de. Les concepts clés sont: le cadre de référence, les métamodèles, les métaprogrammes, la formulation des objectifs, les filtres, le recadrage, les ancrages et la synchronisation.
  • La Systémique: La théorie générale des systèmes a été développé par le Docteur L. Von Bertalanffy a partir notamment de l'analyse des systèmes biologiques et écologiques. Il a étendu et élaboré ses concepts pour créer un modèle scientifique qui permette de rendre compte de tous les phénomènes, quels qu'ils soient. Ces une théorie élégante, qui prend en considération toute la complexité des phénomènes. La systémique étudie principalement ce qui relie les choses et les évènements, ainsi que le propriétés émergentes résultant de cette mise en relation. On peut de cette façon comprendre, prévoir et agir sur un système, même complexe, de manière correcte et efficace. En ce qui concerne la psychologie, 2 chercheurs connus ont étudié et appliqué la systémique: Bateson et Watzlawick (fameuse École de Palo Alto). Les concepts utilisés habituellement par les systémiciens sont: la métacommunication, le recadrage, la double contrainte, l'homéostasie et le changement d'un système, et l'intervention dite paradoxale. L'approche systémique a beaucoup de liens avec la PNL et l'AT, à mon sens parce qu'elle aussi est une théorie qui s'adapte le plus possible à chaque situation, et aux contextes particuliers des phénomènes.
Note à propos de la systémique
Certains de ceux à qui j'ai proposé mes services en stratégie systémique aurons remarqué que mon approche est légèrement différente de l'approche systémique habituelle (de celle utilisée en psychologie systémique familiale par exemple).
En effet, j'utilise une forme de la systémique qui s'appuie sur des développements logiques, faits par des disciplines scientifiques comme les sciences biologiques (fonctionnement et logique des organismes, des systèmes neurologiques, cellulaires, génétiques, immunitaires etc.) et aussi surtout les sciences des écosystèmes (interactions entre individus, rôles de l'environnement, systèmes adaptatifs, stabilités, résiliences, indicateurs d'état, évolutions, sélections, hiérarchies, comportements individuels et sociaux etc.).

Le principe de modélisation systémique que j'utilise repose sur le concept des trois processus C,E,T (ou appelés également processeurs CET), concept capable de gérer le changement et le cadre spatio-temporel d'une situation.
Mes clients sont bien sûr informés du fonctionnement de ces différents processus dans la modélisation systémique qui leur est faite. En effet, j'estime que l'on maîtrise mieux des situations lorsque l'on comprend bien les lignes directrices qui sont à l'oeuvre.